Tendance au flou, comme dans le fluo des Gilets Jaunes.

Vous trouverez dans cet article quelques Constats - Reflexions - Impulsions (CRI) intéressants sur :


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Mis-sur-site : 28/01/2019 / Mis-à-jour : 28/01/2019

J'ai pas le temps d'écrire des articles de CRI...
Mais comme j'ai décidé que c'était pas le temps, ou le manque de temps, qui décidais des priorités,... je vais écrire ce petit article qui m'a été inspiré ces derniers jours, et puis je verrai pour faire le reste après.
De fait, je vais l'écrire très vite,... 3h00 min top chrono, si j'y arrive...

Tendance au flou...

Là, ces jours-ci, en ce moment, il y a une tendance au flou.
Les choses ne sont pas claires, ne sont pas fermes, ne sont pas évidente à voir, ... ni à décider.

Cette tendance devrait se défaire, dans les semaines qui viennent, en mars et avril, environ, et surtout ensuite.
Il restera encore, certes, de la tendance au flou, dans les années qui viennent, mais cette intensité très marquée et remarquée, de ces dernières semaines, et des semaines à venir, va s'estomper.

Ce flou a été porteur de quelques lumières, sur quelques constats, dont je vais présenter là les éléments.
C'est un flou à ne pas confondre avec de la buée sur les vitres, ni avec du brouillard et on n'y voit rien...

Gilets Jaunes, fluo,... et flou...

Il y a l'anagramme de fluo à flou qui est amusante, et significative.

Cela est dit par Vincent Cespedes (bravo), sur ThinkerView, dans l'"Interview de Vincent Cespedes, en direct le 22/01/2019".
L'interview est interessante, parce qu'elle change de ce qui passe, en général, sur les média, comme "explication de ce qu'il se passe", parce qu'elle explique ce qui est en train de se mettre en place, et non plus de ce monde qui s'effondre...
et aussi parce que ce sont des choses, à mon avis, valables et intéressantes, ... comme on les entends pratiquement jamais sur les médias.
et tant pis si ce qu'il dit est flou, voire pas net du tout, parfois, comme l'énorme confusion entre le réel, le matériel, l'imatériel, l'informationnel, .... par exemple (cf les articles où j'explique comment bien positionner ces concepts, et l'importance de bien les positionner...).
ce flou, dans ce qu'il explique, est l'inconvénient de ses qualités, en tant qu'explorateur et créateur, en philosophie et en pensée de ce qu'il se passe dans le monde...

Comme il le dit, les Gilets Jaunes étaient invisibles, ... et ils deviennent "survisible", à tel point qu'on ne peut pas les louper...

En même temps, dans la situation, là, il y a peut être un eblouissement, ... et en tout cas un flou, dans la perception de ce qu'il se passe, comme de ce qu'ils souhaitent.

Enfin,... ce qu'il se passe est flou, ... pour le gouvernement, pour les médias,... mais pas pour vous, qui avez lu cet article (même pas encore fini) :
Les CRIs : Au fil du temps : Mouvement de structures distribuées contre les structures centralisées, illustration avec les gilets jaunes en novembre et décembre 2018.

Gilets Jaunes, fluo/flou... mais pas que... Brexit... Bourse...

Il y a aussi, bien entendu, le Brexit, qui, derrière les apparentes "crise de nerf" et simagrée, d'un soit disant "bordel que ca être", est aussi l'expression d'un flou sur le "vers quoi on veut aller", et le "comment faire".

Plus précisément, quand on voit les difficultés à gérer la question des marchandises en douanes, on retrouve les aspects qui s'était manifestés, en 2005-2006, lors des afflux importants d'immigréés, partis sur des embarcations sommaires, pour rejoindre l'Europe via les iles Canaries.

On retrouve la difficulté à canaliser, et gérer, des afflux massifs, des grandes mouvances, sous formes de vagues, et des débordements des frontières qui se voulaient "étanches", ou pour le moins solidement marquées et limitatrices.

On retrouve aussi le phénomène du coté de la Bourse, avec cette difficulté à gérer, en ce moment, des énormes masses d'argent et de richesse représentée, ... dans un monde mouvant et dont les structures obsolètes s'écroule.
Le principe de la destruction créatrice de schumpeter est sympa, mais il a des limites, et là, sans limites ni structures, il ressemble plutôt à boire la tasse... attention à ne pas se noyer, ...
Dans ce domaine, en 2005-2006, c'était pareil, pas de limite, la fête du "on gagne à tous les coups" dans les investissements, et la bulle immobilière et des subprimes qui bat son plein.
Pour ce domaine, le glas a déjà sonné, et la claque va arriver plus vite qu'en 2006,... elle est déjà planifiée. Comme la dernière fois, elle sera rapide, donc brutale, ...

Les données dans les nuages, le "cloud", ... c'est flou !!!

Petit préambule, sur la non transparence, du coté des fournisseurs de services numériques, par rapport à la transparence totale qu'on espère du coté ses utilisateurs.
Ensuite, l'histoire des "données dans les nuages...".

Transparence du coté des utilisateurs, pas de transparence du coté des services numériques

J'ai déjà décrit ce constat, à la fois précis, et fascinant.

Autant on demande de la transparence pour les individus, et les détails, autant c'est l'obscurité du coté du global, des nouvelles structures de la société.
Et notamment, mais pas que, c'est l'obscurité du coté des fournisseurs de services-numériques-centralisés-et-mondiaux.

Ceci a été décrit dans le Mail de CRI du 24 Juin 2017, dont le titre est :
cri : nouvelle société, nouvelles institutions, ... transparence dans les détails et pour les individus, obscurité pour le global

Ce constat est général, dans la société, pour les nouvelles institutions, ... et il est aussi clairement constatable pour les services-numériques-centralisés-et-mondiaux.
Il a été une des bases de mes réflexions et analyses, concernants ces services numériques là, et la Malbouffe Informatique.

Vous trouverez dans cet article le prolongement de ces constats, sur l'asservissement, la colonisation, ... dans nos sociétés, et pour l'avenir...
cri : colonisation-par-les-services-digitalises - les services mondialisés, les "plateformes", les GAFAM,... mettent en place une nouvelle forme de colonisation

Bon, globalement, On demande la totale transparence du coté des utilisateurs, et, dans le même temps, du coté des fournisseurs, c'est très obscure, ...
Toujours est-il que cette dissymétrie est le lieu de l'exercice du pouvoir sur les populations.

Le cloud, le flou, le brouillard, ... et les anges qui se marrent,...

Les données sont dans le Cloud ! dans les nuages,...

Moi, je croyais que dans les nuages, il n'y avait que les anges, le bon dieu, le Père Noël, ... et ce genre de personnage bienveillant et super sympa pour les gens.
Maintenant, on nous dit qu'il y a les serveurs, que nos données y sont,... ha bon !??? alors d'accord.

Etonnez vous, à mettre les données dans les nuages, qu'il n'y ait pas de transparence !
Je rappelle, à tous les amateurs de constat évidents, flagrants, et très clairs, que les nuages, c'est ce qui empêche de voir le ciel et le soleil,... surtout quand il y en a beaucoup !
Et que le brouillard, c'est comme des nuages, très bas, sur terre, ... et qu'on n'y voit pas grand chose, dans le brouillard...

Alors, l'image des serveurs et des données dans le Cloud, on dirait que la mode et la tendance branchée a voulu dire que c'est génial, parce que ce sont les dieux de la technologies, et des anges, qui s'occupent de tout et font que c'est génial et c'est un monde merveilleux, avec le Père Noël qui en descend (du ciel) une fois par an pour distribuer des cadeaux à tout le monde.... en tout cas à ceux qui ont été sage...
Et au final, on a surtout que c'est le brouillard, que c'est flou, .... et que les données dans le Cloud, c'est surtout la non transparence sur ce que font les technologues, avec leurs copains les dirigeants des grandes organisations, qu'elles soient étatiques, administratives, multinationales, entreprises, startups.....

Et les anges ?... ben ils regardent tout ça, ... et ils se marrent... ;-)

Le "cloud", les serveurs "dans les nuages", les données "dans les nuages", the "data in the Cloud", ce sont des appellations qui invitent, et disent, la non transparence, du coté des fournisseurs de services numériques et du coté de ceux qui font tourner le numérique, en général.

La maison de mes données... et le jardin de mes données...

La maison de mes données est un concept que j'ai posé en décembre 2018.
J'en fais un tag : la maison-de-mes-données et le jardin-de-mes-données
parce que ce ont deux concepts amusants et intéressants, dont on reparlera sûrement souvent, et donc cela sera utile, pour retrouver les endroits où ce concept est cité, dans les Mails de CRI et ailleurs.

L'idée est simple : la maison, c'est le symbole de l'endroit, le lieu, l'espace, dans lequel on est dans son intimité, avec sa famille, ses proches, les amis quand on les invite.
Idem, le jardin est le symbole d'un endroit clos, protégé, dans lequel on peut se promener, avec d'autres gens, et qui est préservé et respecté, autant le jardin lui-même, que ce qu'on y trouve, par tous les visiteurs et promeneurs.

Donc les données, elles ne doivent pas être mises dans le Cloud, dans "les nuages", elles doivent être mises dans la maison ou dans le jardin.
Et comme c'est une maison un peu spéciale, faite pour les données d'une personne, ou d'un groupe de personnes, on va l'appeler "la maison de mes données".

Et les services numériques ? comment on fait ?
Et bien comme pour les produits, que ce soit des objects, ou des aliments : on l'achète, on le rapporte chez soi, et on le range, ou bien on l'utilise chez soi, dans sa maison, ... et on fait ce qu'on veut avec....
Et comme une femme de ménage, ou un plombier, ou un professeur pour faire un complément d'étude et d'apprentissage à des enfants : ont peut aller les voir à l'extérieurs, ou bien ils viennent à la maison... mais dans tous les cas, ils fournissent leur produits et leurs services, sans prendre (avec un consentement) ce qu'il y a dans la maison, ni inspecter et photographier tout ce qui leur tombe sous les yeux, pour l'emporter avec eux, et le raconter à l'exterieur, à qui veut l'entendre.
Ils viennent dans la maison, en respectant le lieu, et ne s'occupent que de ce qu'ils sont venus faire, pas autre chose, sous pretexte que vous ne savez pas trop ce qu'ils pourraient faire de ce qu'ils pourraient prendre.
Si vous êtes à l'extérieur, vous rapportez dans votre maison les choses que vous voulez,... et là, vous en faite ce que vos voulez...

La maison-de-mes-données, et le jardin-de-mes-données, ce sont ces espaces clos, protégés, dans lesquels ont peut stocker et utiliser ses données, et qui sont bâtis pour qu'on y fasse ce que l'on veut, avec ses données, de manière privée, intime, et sans que l'exterieur ne viennent s'en méler (sauf activités illégales, actions dangeureuse ou interdite par la loi, etc...).

Les données des gens, des entreprises, des administrations, ... elles ne devraient pas être mises dans "les nuages", elles devraient être mises et utilisées dans des maison-de-mes-données, et des jardin-de-mes-données, dans lesquels l'intimité des personnes et des activités sont protégées.

Le "cloud", les data center, se font avec des infrastructures lourdes, complexes, et bien ancrées sur terre, avec des systèmes d'approvionnement en électricité exceptionnels de fiabilité et de puissance, et avec des raccordements aux réseaux particulièrements costauds, et avec des systèmes de refroidissements et de régulation (humidité, ...) énormes.
Alors, appeler cela "le cloud", les "nuages", c'est une manière étonnante de se voiler la face.
Il me parait logique de redescendre sur terre, en tout cas en terme de langage, et en terme d'image de suggestion des choses.

Mais,... cela ne se fera probablement pas, pour la raison présentée ci-dessus : cette illusion est une manière de maintenir le flou, et de maintenir la dissymétrie entre la transparence demandée aux utilisateurs, et l'obscurité du coté des fournisseurs de ces services et systèmes, cette dissymetrie etant le lieu de l'exercice du pouvoir.

En tout cas, le Cloud, c'est flou,... et il n'y a pas que les Gilets Jaune, et le Brexit, qui portent leur part de flou.

Traverser le gué, en tâtant les pierres avec le pied...

En ce moment, dans la période de début 2019, jusqu'à avril au moins, il y a du flou...
En même temps, on passe par une période très délicate, et difficile, de transformation irréversible, et profonde, des institutions et des structures.

Ces notions de structures, et d'institutions ne sont pas des choses éthérées, dans les nuages, dans l'air ambiant.
Ce sont des choses fermes, rigides, sur lesquels on veut pouvoir s'appuyer.
On veut pouvoir s'appuyer sur une institutions, pour garantir le fonctionnement d'un système, et pour en assurer la pérenité au fil des générations.

Ces structures, et institutions, ne sont pas forcément des choses matérielles.
Elles peuvent être immatérielles, et notamment, informationnelles.
Même si elles ne sont pas matérielles, même si elles ne sont pas tangibles, ... elles sont de l'ordre de la rigidité, de la fermeté, de la limite, de la certitude, sur lesquelles ont peut s'appuyer.

Le flou, dans cette période, est une manière d'obliger à lacher prise, à accepter la mouvance, à accepter que les choses ne soient pas certaines et ni figées, pour lacher les anciennes structures vieillies, les anciennes institutions obsolètes,... et favoriser de passer aux nouvelles, et faire le renouvellement.

Le passage est délicat, parce qu'entre éblouis par les nouvelles orientations, et le nez en l'air à essayer de voir un signe du ciel "dans le cloud", "les signaux faibles", etc... il s'agit en fait de regarder vers le bas, vers les structures qui sont en train de se développer, et de traverser sans déraper.
C'est d'autant plus délicat que les nouvelles structures, les nouvelles institutions, portent une part de divin, une part d'appel vers plus vaste que l'individu dans sa vie sur terre.
Un peu comme les cathédrales, par exemple : faites de pierres, bien solides et matérielles, et bien ancrées sur terre, elle pointent vers le ciel et sont un appel au divin.

En tout cas, en ce moment, on se concentre sur le passage, sur le gué à traverser,... parce que la route est encore longue, ensuite.
Les chinois ont une jolie image pour cela : "Traverser le gué, en tâtant les pierres avec le pied...".

Flou, ou glissant, ... en tout cas, faites attention, ... et je vous rappelle l'excellent proverbe berrichon : "Méfie toi des proverbes chinois !"....



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